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Festival Violoncelle Beauvais

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du 12 mai au 21 mai 2017

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COMPOSITEURS

Jean-Pierre DROUET

Percussionniste et compositeur français né en 1935, Jean-Pierre Drouet est une figure majeure de la musique improvisée et de la musique contemporaine. « J’ai écouté, pratiqué, aimé toutes sortes de musiques, sans en situer une au-dessus des autres ; j’y ai admiré de nombreux musiciens qui ont changé ma vie, et certains ont été des amis et des guides précieux : Chemirani, Berio, Chatur Lal, m’ont ouvert des portes nouvelles que je ne saurais refermer. »

 Premier prix de percussion à l'unanimité en 1958, Jean-Pierre Drouet a 24 ans lorsqu’il fait la connaissance de Luciano Berio : cette rencontre se révèle déterminante pour le musicien.

C'est alors la création de Circles, pour la voix de Cathy Berberian, une harpe et deux percussionnistes, et une tournée aux Etats-Unis. Aussitôt, il joue avec Boulez, au Domaine Musical, il rencontre Barraqué, Stockhausen, Kagel, Xenakis, qui lui confient de nombreuses créations, en même temps qu'il participe au Jazz Groupe de Paris d'André Hodeir (penseur capital de l'écriture jazzistique), et qu'il accompagne Edith Piaf, Gilbert Bécaud, Jeanne Moreau ou Bobby Lapointe.

Dès la fin des années soixante, il fonde, avec Michel Portal, Vinko Globokar et Carlos Roque Alsina, le New Phonic Art au sein duquel, pendant une quinzaine d'années, il s'adonne, avec autant d'humour que de conviction, à l'improvisation.

Avec les soeurs Labèque et Sylvio Gualda, il interprète la Sonate de Bartók pour deux pianos et deux percussionnistes dans une version qui fera le tour du monde. Insatiable curieux, il travaille les rythmes traditionnels du zarb (tambour perse) ou des tablas et les nouvelles sonorités électroacoustiques.

Il s'enthousiasme pour le théâtre musical (avec Aperghis, Kagel ou l'Ensemble Aleph et Ars Nova) et commence à composer pour le théâtre (Jean-Marie Serreau, Jean-Louis Barrault, Claude Régy), pour la danse (Félix Blaska, Violetta Farber, Jean-Claude Galotta, François Verret), pour les machines musicales de Claudine Brahem ou pour les chevaux du théâtre équestre de Bartabas. Autant de domaines d'expressions pour lesquels l'instrumentiste surdoué se découvre un réel désir (et talent) d'écriture, tout en continuant l'improvisation, en solo ou avec Fred Frith et Louis Sclavis.  

Mauricio KAGEL

Formé au piano par Scaramuzza et à la littérature par Borges, Mauricio Kagel doit à ce dernier un scepticisme universel et salvateur qui parcourt toute son œuvre.

Celui qui vit le jour le 24 décembre 1931 dans une famille juive de Buenos Aires, mais choisit de passer l'essentiel de sa vie en Allemagne n’affirmait-il pas : «Je ne crois pas à l'idiosyncrasie des cultures nationales, ni à la pureté du langage musical, mais au contraire à la perméabilité, à l'enrichissement par les différences. J'ai horreur des gens qui rangent les choses dans des petits tiroirs».

Après des études de musique, d'histoire de la littérature et de philosophie à l'Université de Buenos Aires, Mauricio Kagel devient conseiller artistique de l'Agrupacion Nueva Musica à l'âge de 18 ans. Co-fondateur de la cinémathèque argentine, critique de cinéma et de photographie, il compose alors ses premières pièces instrumentales et électroacoustiques.

De 1955 à 1957, il est directeur des réalisations culturelles à l'Université et des études à l'Opéra de Chambre, et chef d'orchestre au Teatro Colon. C’est en 1957 qu’il s'installe à Cologne où il crée deux ans plus tard le Kölner Ensemble für Neue Musik, et, entre 1969 et 1975, dirige des Cours de musique nouvelle. À partir de 1974, il occupe la chaire de théâtre musical, ouverte pour lui à la Hochschule für Musik.

Si Kagel n’est à l’origine d’aucune « école », ses trente-cinq années d’enseignement ont eu un immense impact sur nombre de compositeurs qui lui ont succédé. Son œuvre est vaste et éclectique : compositions pour orchestre, voix, piano et orchestre de chambre, mais aussi œuvres scéniques, films et pièces radiophoniques. Au tournant des années 1960, le compositeur se consacre essentiellement au théâtre instrumental. Sur Scène (1959) l’impose dans le paysage de la création musicale européenne.

Dans les années 1970, il entreprend une déconstruction de la grande tradition (Bach, Beethoven, Brahms), qu’il confronte à des formes de musique de variété. Ludwig van, et sa version cinématographique, viennent confirmer la place tout à fait singulière qu’occupe Kagel dans les genres de la scène, du concert, du cinéma et de la radio. Suivront son célèbre Staatstheater (1972), puis Charakterstück pour quatuor de cithares et Exotica pour instruments extra-européens (1972) et ses deux opéras Die Erschöpfung der Welt (1980) et Aus Deutschland (1981). Des années 1980, on retiendra également Rrrrrrr..., ensemble de 41 pièces et son Troisième quatuor à cordes.

Ses dernières pièces pour orchestre, toujours empreintes de théâtralité et d’humour reviendront pourtant à une instrumentation plus traditionnelle. Compositeur à la réputation iconoclaste, Mauricio Kagel est certainement le plus complexe et le plus paradoxal de son époque. Et à ce titre, il est aussi l’un des plus fascinants.  

Piotr MOSS

Festival de Violoncelle de Beauvais 2015 photo Ewa Modestowicz 2

Piotr Moss est né le 13 mai 1949 à Bydgoszcz, en Pologne. Il suit d’abord la classe de composition de Piotr PERKOWSKI à l’Ecole supérieure de musique de Varsovie, où il obtient un Premier prix en 1972. Il bénéficie également de l’enseignement de Grażyna BACEWICZ et Krzysztof PENDERECKI.  Titulaire d’une bourse du gouvernement français en 1976-77, il vient à Paris approfondir ses connaissances avec Nadia BOULANGER.  Installé à Paris depuis 1981 (il obtient la nationalité française en 1984), Piotr Moss fait évoluer ses recherches dans plusieurs directions. A côté de ses pièces symphoniques et autres pièces pour formations de chambre, il collabore avec diverses radios et télévisions. Il est également lauréat de nombreux concours de composition (Paris, Berlin, Brasilia, Rome, Cracovie, Varsovie etc.).

 

En 2002, Piotr Moss a été nommé par le Ministre de la culture Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. Il obtient, en 2007, le prix Nicolo de l’Académie de Beaux-Arts. 

Jean-Frédéric NEUBURGER

Festival de Violoncelle de Beauvais 2015 photo Carole Bellaiche

Né en 1986 à Paris, Jean-Frédéric Neuburger étudie l’orgue, le piano et la composition avant d’intégrer à treize ans le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, d’où il ressort en 2005 muni de cinq premiers prix (classes de Thierry Escaich, Jean Koerner, Jean-François Heisser), avant de se perfectionner en 2012 à la Haute Ecole de Musique de Genève pour un Master de direction d’orchestre (classe de Laurent Gay).

Il reçoit de nombreuses commandes, entre autres du Festival d’Evian (Danse Encore pour trio avec piano), du Festival de la Roque d’Anthéron (Sinfonia pour deux pianos et percussions), de Radio-France (Cantate profane sur des poèmes d’Aimé Césaire, interprétée par le Chœur et l’orchestre Philharmonique de Radio-France sous la direction de Pascal Rophé), ou des Folles journées de Nantes et Tokyo (Plein Ciel, quatuor avec clarinette), et ses œuvres sont programmées en des lieux prestigieux (New-York Chamber Music Society at Lincoln Center, Klavier-Festival Ruhr, Newcastle Gateshead), menant de front un itinéraire de compositeur et une double activité de pianiste et de chef d’orchestre.

Jean-Frédéric Neuburger se produit en soliste avec les orchestres les plus prestigieux (New-York Philharmonic, San Francisco Symphony, Philadelphia Orchestra, NHK Symphony, Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre de Paris…) et collabore avec des chefs distingués comme Jonathan Nott, Paavo Jarvi, Michael Tilson Thomas, ou Pierre Boulez avec qui il étudie sa Deuxième Sonate pour piano.

Il dirige notamment le Karlovy Vary Symphony Orchestra et le Sinfonia Varsovia. En janvier 2014, l’Auditorium du Louvre l’invite pour une série de six concerts intitulée « Jean-Frédéric Neuburger et ses amis» au cours desquels il se produit notamment aux côtés du Quatuor Modigliani.

Il consacre une partie importante de son activité d’interprète à la diffusion de la musique d’aujourd’hui : il donne notamment en 2012 la création du Concerto pour piano de Philippe Manoury Echo-Daimonon avec l’orchestre de Paris dirigé par Ingo Metzmacher, Il est également chef assistant en 2013 lors de la création de Siegfried-Nocturne, opéra de chambre de Michael Jarrell à la Comédie de Genève, et a créé ou repris de nombreuses œuvres de compositeurs d’aujourd’hui. 

Ses œuvres sont éditées depuis 2012 chez Durand (Universal Music Publishing) et ses enregistrements sont sortis en majeure partie chez Mirare.


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