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Festival Violoncelle Beauvais

Espace Pré Martinet

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Festival 2017

du 12 mai au 21 mai 2017

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Compositeurs des Oeuvres nouvelles en création "Hommage à Henri Dutilleux" -

 

Commandes du Festival

Régis Campo

 

 

"Incontrôlable : c'est l'adjectif qui définit le mieux Régis Campo, trublion de la musique française, né il est vrai en juin 1968." lit-on dans le hilarant portrait que lui consacre le "Dictionnaire superflu de la musique classique" de Pierre Brévignon et Olivier Philipponnat.

Régis Campo étudie la composition auprès de Georges Bœuf au conservatoire de Marseille.

Puis il entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans les classes d’Alain Bancquart et de Gérard Grisey où il obtient son premier prix de composition en 1995. Dès 1992, il suit l’enseignement d’Edison Denisov qui le considère alors comme «l’un des plus doués de sa génération».

Son style, très souvent qualifié de ludique et de coloré, s’écarte des grands courants esthétiques de la fin du vingtième siècle en mettant l’accent sur l’invention mélodique et sur une grande vitalité des tempos. De 1999 à 2001, il est pensionnaire à la Villa Médicis.

En Europe et à travers une trentaine de pays dans le monde entier, de nombreux artistes ont joué sa musique. On peut citer notamment Felicity Lott, Kent Nagano, Jay Gottlieb, Zoltán Kocsis, Bertrand Chamayou, le Quatuor Parisii, Dominique Visse et l'ensemble Clément Janequin, Mireille Delunsch, Thierry Escaich, Laurent Korcia, Alain Altinoglu, l'Ensemble intercontemporain, le London Sinfonietta, le Nieuw Ensemble d'Amsterdam, l'Ensemble Modern de Francfort, l'orchestre symphonique de Montréal, l'orchestre symphonique de Berkeley, l'orchestre philharmonique de Radio-France, , l'orchestre national d'Île-de-France, le quatuor Diotima,…

 

Son œuvre a reçu de nombreuses récompenses : notamment le prix Gaudeamus (1996), le prix spécial jeunes compositeurs (1996), le prix du concours Dutilleux (1996), les prix Hervé Dujardin (1999) de la Sacem et Pierre Cardin (1999) de L’Institut de France, le Prix Sacem des jeunes compositeurs (2005), le Prix “Georges Bizet” de L’Institut de France (2005), Prix de la Fondation Simone et Cino del Duca 2014. Récemment son deuxième opéra "Quai-ouest" d'après la pièce de Bernard-Marie Koltès est créé en septembre 2014 à l'Opéra national du Rhin durant le Festival Musicapuis repris durant la saison 2014-2015 en langue allemande au Théâtre National de Nuremberg (Staatstheater Nürnberg).

Kent Nagano dirige le 8 Août 2015 "Paradis perdu" pour soprano et orchestre avec la soprano colorature Marie-Eve Munger et L'Orchestre symphonique de Montréal devant 2100 personnes lors du festival Virée classique (Maison symphonique de Montréal).

Son catalogue – riche de plus deux cents d’œuvres – aborde diverses formations instrumentales ou vocales

Bernard Cavanna

 

C'est sur les conseils d'Henri Dutilleux puis avec l'aide de Paul Méfano et de Georges Aperghis que Bernard Cavanna se lance dans la composition ; mais son influence principale demeure la musique et la pensée du compositeur roumain Aurèle Stroë, dont il réalisera en 2000 avec Laurence Pietrzak un portrait filmé en forme d'hommage.

 

Il invoque également, sur le ton de la boutade, les figures tutélaires de Bernd Alois Zimmermann (« l'érudition comme collage inquiet ») et de Nino Rota (« le Weill latinisé », Pascal Huyn).

Singulièrement libre à l'égard des dogmes, son oeuvre témoigne d'une inventivité tout intuitive et d'un savoureux éclectisme qui mêle veine populaire et legs romantique. 

À son répertoire, qui couvre tous les genres, figurent notamment trois concertos composés pour trois de ses instruments de prédilection : le Concerto pour violon (1998-99), le Double concerto pour violon et violoncelle (2007) et le Karl Koop Konzert (2008) pour accordéon, créés respectivement par Noëmi Schindler, Emmanuelle Bertrand et Pascal Contet.

Messe un jour ordinaire, oeuvre prégnante, sulfureuse et d'une rare violence, pourrait être sa pièce la plus forte tout comme sa composition, créée en 2013 par l'Ensemble Ars Nova, pour trois ténors et ensemble de 18 instruments d'après À l'agité du bocal de Louis-Ferdinand Céline. 

Est paru chez Aeon (janvier 2011) un CD monographique auquel est associé un DVD présentant le documentaire que lui a consacré Delphine de Blic, "La peau sur la table" (Prix Sacem 2010 du meilleur documentaire musical).

Bernard Cavanna fut titulaire de la Bourse annuelle de la création (1984), pensionnaire à la Villa Médicis (1985/1986), Prix SACEM de la meilleure création contemporaine (1998), Prix de la Tribune Internationale de l'Unesco en 1999, Victoire de la musique (2000), Grand Prix de la musique de la SACD (2007) et récemment le Prix International Arthur Honegger (2013) et le Grand Prix SACEM (2014) 

Virginie Palu 

 

site: www.bernardcavanna.com

site de l'édition: editionsdelagite.com

Thierry Escaich

 

Une figure unique de la scène musicale contemporaine

 

Compositeur, organiste et improvisateur, Thierry Escaich est une figure unique de la scène musicale contemporaine et l’un des représentants majeurs de la nouvelle génération de compositeurs français.

Les trois aspects de son art sont indissociables, ce qui lui permet mêler dans ses concerts création, improvisation et interprétation dans les combinaisons les plus diverses.

Comme compositeur, Escaich aborde les genres et les effectifs les plus variés, dans une quête incessante de nouveaux horizons sonores.

Son œuvre comporte une centaine de pièces, qui séduisent un large public par leur lyrisme incandescent et leur rythme implacable. Se situant dans la lignée de Franck, Messiaen ou Dutilleux, et ne refusant pas les apports des musiques populaires ou les éléments d’inspiration sacrée, la musique d’Escaich témoigne avant tout d’un sens puissant de l’architecture formelle qui plonge l’auditeur au cœur d’une superposition de mondes sonores insolites.

Son style si personnel transparaît aussi bien dans l’intimité de sa musique de chambre que dans de vastes fresques comme Chaconne pour orchestre, l’oratorio Le Dernier Évangile ou le double concerto pour violon et violoncelle Miroir d’ombres. En 2010, Thierry Escaich a composé un ballet pour le New York City Ballet. Son premier opéra, Claude, sur un livret de Robert Badinter d’après Claude Gueux de Victor Hugo, a été créé à l’Opéra national de Lyon en mars 2013 et a reçu les éloges de la critique. Parmi ses compositions les plus récentes, citons un concerto pour violoncelle pour Emmanuelle Bertrand, un concerto pour orchestre pour l’Orchestre de Paris (inauguration de la Philharmonie) et un double concerto pour Lisa Batiashvili et François Leleux, co-commande du NDR Sinfonieorchester Hamburg et du New York Philharmonic.

 

Thierry Escaich a beaucoup composé pour son propre instrument : pièces solistes, musique de chambre, deux concertos, et La Barque solaire, poème symphonique pour orgue et orchestre. Son Concerto pour orgue n° 1 a été joué notamment par le Philadelphia Orchestra et l’Orchestre national de Lyon, et a été sélectionné comme un incontournable du répertoire d’orgue par le magazine Gramophone : « Son concerto exploite toute la palette sonore et l’orchestre et de l’orgue en trois mouvements électrisants, le second mouvement enflant jusqu’à un sommet impressionnant, qui n’est surpassé que par la fracassante coda du finale. » (Gramophone, septembre 2014).

 

Ses pièces sont inscrites au répertoire des plus grands orchestres aussi bien en Europe qu’aux États-Unis, et à celui de musiciens tels que Lisa Batiashvili et François Leleux, Valery Gergiev, Lothar Zagrosek, Renaud and Gautier Capuçon, Paul Meyer, John Mark Ainsley ou le Quatuor Voce. Il a été compositeur en résidence à l’Orchestre national de Lyon, à l’Orchestre national de Lille et à l’Orchestre de chambre de Paris. Sa musique a reçu trois Victoires de la musique (2003, 2006 et 2011). Il enseigne depuis 1992 l’improvisation et l’écriture au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), où il a remporté lui-même huit premiers prix. En 2013, il a été élu à l’académie des Beaux-Arts de l’Institut de France.

Ivan Fedele

 

Né à Lecce en 1953, Ivan Fedele a étudié le piano avec B. Canino, V. Vitale et I. Deckers, et la composition avec R. Dionisi, A. Corghi et F. Donatoni.

Il a étudié parallèlement à la faculté de philosophie de l’université de Milan, où parmi ses enseignants on trouve E. Paci, L. Geymonat, R. Mangione et R. Cantoni.

 

Fils d’un mathématicien, il doit à l’enseignement paternel sa passion pour cette discipline qui l’accompagnera dans ses recherches de composition, comme, par exemple, l’approfondissement et l’application du concept de “spatialisation” (Duo en résonance, Ali di Cantor, Donacis Ambra), la formulation d’une “bibliothèque” de procédures créatives et la définition d’un prototype de “synthétiseur granulaire” utilisé dans la réalisation de la partie électronique de Richiamo (pour vents, percussions et électronique - IRCAM 1993).

 

En Avril 2005,  à l’Arsenal de Metz a eu lieu la première mondiale de Capt-Actions (pour quatuor à cordes, accordéon et dispositif électronique); cette composition utilise pour la première fois un nouveau système de “capteurs” qui peuvent transmettre les données d’un geste instrumental à l’ordinateur qui “interprète” ce geste, en temps réel, selon les dessins de transformation du son prédisposés par le compositeur.

Cette nouvelle technologie, projeté par Thierry Coduys dans les studios de “Kitchen” à Paris, ouvre des prospectives d’invention jusque là inexplorées.

 

Le catalogue d’Ivan Fedele, édité chez Suvini Zerboni, comprend une centaine de titres, auxquels s’est ajouté Antigone, œuvre commandée par le Teatro Comunale de Florence pour l’inauguration du Festival “Maggio Fiorentino” 2007. A côté de ses nombreuses compositions de musique de chambre, on trouve des pièces orchestrales, concertantes et symphoniques-vocales, les plus récentes étant En archè, 33 noms (Commande du Théâtre La Scala de Milan) et La pierre et l’étang (…les temps…).

 

Il a collaboré avec Boulez, Eschenbach, Chung, Saalonen, Muti, Pappano, Slatkin, Robertson, Kalitze, Wit, Valade et Rophé, entre autres, et sa musique a été jouée par orchestres et ensembles comme BBC, Radio de Berlin, Orchestre Symphonique de Chicago, SWR de Stuttgart, National de France, National de Lyon, Orchestre Symphonique de Varsovie, OSN de la RAI, S. Cecilia, Ensemble InterContemporain, London Sinfonietta, Klangforum Wien, etc. Au disque Animus Anima (Cd Stradivarius STR 33629) a été décerné le “Choc de la Musique 2003” par “Le Monde de la Musique”, de même que Maya (Cd L’Empreinte Digitale ED 13198) a reçu le “Coup de Coeur 2004” par l’“Académie Charles Cros”.

 

En 2007 le disque Mixtim (Cd Stradivarius 33717) a gagné l’onzième édition du Prix du Disque Amadeus pour la catégorie musique contemporaine. Son Cd portrait le plus récent, enregistré avec l’Orchestra Sinfonica Nazionale della Rai, Mosaïque (Cd Stradivarius STR 33850), comprend toutes ses compositions concertantes avec violon soliste interprétées par Francesco D’Orazio.

 

En 2011 le Cd/Dvd qui comprend toutes ses compositions pour piano jouées par Ciro Longobardi (Limen CDVD004C004) a reçu le Prix Spécial de la Critique/Classique  de la revue Musica & Dischi.  Ivan Fedele mène également une intense activité didactique qui l’a vu présent dans d’importantes institutions comme l’Université de Harvard, l’Université de Barcelone, la Sorbonne et l’IRCAM à Paris, l’Académie Sibelius à Helsinki, l’Académie Chopin à Varsovie, le Centre Acanthes à Avignon, le CNSM de Lyon e le CNR de Strasbourg, outre les Conservatoires de Milan, Bologne et Turin. En 2000 on lui a conféré le titre de “Chevalier de l’Ordre des Lettres et des Arts” par le Ministère de la Culture Française.

 

En 2007 Fedele a été nommé Membre de l’Académie Nationale de Santa Cecilia à Rome. En 2007 le Ministère de la Culture Italienne lui a assigné la Chaire de Composition à l’intérieur des Cours de Perfectionnement auprès de la même Académie.

De 2009 jusqu’à 2011 Ivan Fedele a été Directeur Artistique de l’Orchestre I Pomeriggi Musicali de Milan. Pour le quadriennat 2012-2015 et pour l’édition 2016 il a été nommé Directeur du Département de la Musique de la Biennale de Venise.

Philippe Hersant

 

Né en 1948 à Rome, Philippe Hersant a accompli toutes ses études musicales au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, notamment dans la classe de composition d’André Jolivet, avant d’être boursier de la Casa Velasquez de 1970 à 1972 puis de la Villa Médicis de 1978 à 1980.

 

Ayant achevé ses études musicales vers 1970, Philippe Hersant s’octroya une décennie pour trouver son propre langage.

Sa patiente maturation passa davantage par le livre et par les mots que par l’étude exclusive de son art, à l’exception de multiples musiques extra-européennes.

Grand lecteur (il est licencié ès lettres) mais aussi cinéphile, il s’est abreuvé aux plus diverses sources littéraires (notamment les romantiques allemands et nombre de poètes d’Extrême-Orient).

Sans jamais chercher à faire école, il fut l’un des premiers de sa génération à se situer, de nouveau, dans l’espace tonal et modal.

Il n’en bannit pas moins toute inclination néo-classique. 

À la tête d’un catalogue riche de plus d’une centaine de pièces, Philippe Hersant a reçu des commandes émanant d’illustres institutions : le Ministère de la Culture (Missa brevis en 1986), Radio France (Le Château des Carpathes, en 1989-1991, Concerto pour violon en 2003 ; sans oublier qu’il fut l’invité de son festival, Présences, en 2004), l’Opéra de Paris (le ballet Wuthering Heights en 2002), l’Opéra de Leipzig (l’opéra Le Moine noir, en 2006), l’Orchestre national de Lyon (Streams, en 2000), l’Orchestre national de Montpellier (Concerto pour violoncelle n°2, en 1996-1997).

En outre, le monde musical lui a décerné de nombreuses distinctions : Grand Prix musical de la Ville de Paris (1990), Grand prix SACEM de la musique symphonique (1998), Grand prix de la Fondation Del Duca (2001), Victoire de la Musique Classique (2005 et 2010) ainsi que le Grand Prix Lycéen des Compositeurs (2012). 

Frank Langlois

Philippe Schoeller

 

L’art savant, subtil , sensuel et  aussi  teinté d'une forme “archaïque” ( au sens d’une quête des origines, des universaux  archéologiques de l’art )  de Philippe Schoeller pourrait s’appeller “art Musical psychotrope” .

Sa profonde originalité est de deux ordres:   

 

- d’une part,  il faut suivre  l’évolution de son corpus comme une sorte de quête initiatique.  

Celle d’un “Psyché-Corpus: science des émotions”. Car quelque soit le matériau avec lequel se  confronte le compositeur, - orchestre, orgue, computer, harpe solo, choeur  a capella- sa tâche sera  d’explorer l’échelle  vivante  d’un arbre émotionnel  entre deux limites: qui de   l’émotion la plus  alphabétique,  élémentaire, jusqu’aux plus subtils et infiniment complexes phénomènes psychiques  vivants mis en jeux dans l’écoute :  alors s’ouvre   et se construit  une relation au temps profondément originale :  

- “Totems pour grand orchestre”,   

- “Vertigo Apocalypsis pour orchestre de chambre, choeur et électronique”,    

- “Feuillages, pour orchestre de chambre et électronique”,   

- “Flügel concerto pour piano et orchestre”,   

- “Géologia, poême de Claude Faïn pour choeur a capella”). 

 

- d’autre part:  contemplations, transes, hallucinations, vertiges, illuminations. Telles sont les catégories de perception-limite que convoque ce compositeur.  “La musique ouvre toujours - aime-t’il à dire -trois marches à franchir.   Ainsi  3 éveils, gradués: l’éveil sensoriel - essentiel - puis l’éveil mental, et, enfin, l’éveil spirituel.”   

Alexandra Steinberg-Still  - Musicologue, Wien/ Austria -  ( 2013) --------------- 

 

- Trajectoire - Philippe Schoeller est né le 13 avril 1957 en France. Son style pourrait être associé à des vocables tels que couleur, transparence, énergie fine, subtilité, tout autant que énergie foisonnante, souplesse, mouvement et forme organique. De l'oeuvre solo extrêmement dépouillée, telle l'épure Hypnos Linéa qu'il composa pour la flûte baroque de Pierre Hamon, jusqu'au très large orchestre foisonnant tel celui de ses Totems, son écriture témoigne d'un très haut soucis du détail, de la vie du geste instrumental, tout autant qu'une certaine quête de vertige propre à la passion dont témoigne Philippe Schoeller pour ce qu'il nomme "les perceptions texturales": vagues, flux des vents dans les roseaux, dans les futaies, vols d'étourneaux, nuages ou galaxies d'évènements que nous offre le spectacle permanent de la Nature vivante. Cette passion de la perception mise en perspective s'appuie sur cette quête de perfection, voire de dépouillement extrême où l'ouïe s’ouvre, s’éveille et s’illumine, en alerte infiniment. 

 

Il est l’auteur de plus de 85 oeuvres qui sont jouées en Europe, en Russie, à New York, à San Francisco, au Japon. Philippe Schoeller est édité chez Schott ( Mainz, Paris, New York, London) , Durand-Universal Publishing ( Paris, London, Berlin, Milan), Artchipel Editions ( Paris ). 

 

Dès son plus jeune âge il suit une solide formation musicale traditionnelle:

- piano avec Jean-Claude Henriot

- chant choral dans le Choeur Bach de Justus von Websky

- harmonie & contrepoint avec Béatrice Berstel

- initiation à la direction d'orchestre à l’Ecole Normale de Musique (Paris) avec Gérard Dervaux.

- analyse avec Robert Piencikowski.

 

De 1982 à 1986 Il a suivi les cours de Pierre Boulez au Collège de France, à Paris, ainsi que les masters classes de Franco Donatoni au Conservatoire de Paris, mais aussi les cours libres de Iannis Xenakis à l’École des Hautes Études, toujours à Paris.

Cependant ses rencontres les plus marquantes sont, d’une part un dialogue avec Helmut Lachenmann, lors d’une conférence en 1985 à Paris, sa première rencontre avec Henri Dutilleux, à Tours en 1990, et une rencontre avec Elliot Carter en 1983.

Philippe Schoeller a également enrichi sa formation de musicien par des études de Musicologie ( Licence, Université de Paris-Sorbonne,) et de Philosophie ( Licence, Maitrise et pré-doctorat; option Philosophie de l'Art, Université de Paris-Sorbonne).

Durant les années 80-90 il est lauréat des concours internationaux de composition “Antidogma” (Turin 1984) et “Henri Dutilleux” (Tours 1990). Philippe Schoeller fut le premier compositeur lauréat de la prestigieuse Fondation Natixis/Banque Populaire/Crédit National ( 1993-1997). Il fut élu "Compositeur en résidence" durant l'année 2001 auprès de l'Orchestre Philharmonique de la BeethovenHalle, en Allemagne, à Bonn.

ll a reçu, en 2001, pour son oeuvre “ Totems, pour grand orchestre” , le grand Prix Paul Gilson, décerné par les radios canadiennes, suisses, françaises et belges, à l’unanimité. En janvier 2003, Il est selectionné , parmi plus de 900 partitions, pour participer, avec neuf autres compositeurs, à la demi-finale du Masterprize, à Londres, pour son oeuvre “Totems, pour orchestre”.

Il donne de nombreuses conférences (Lausanne: Ecole Polytechnique Fédérale, Ecole des Beaux-Arts d'Angers, Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, Ecole Centrale de Massy Palaiseau) et a également enseigné l'analyse et la composition au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, ainsi que dirigé des Master-classes à l’Ircam ( 2005), aux Conservatoire National de Coppenhage ( 2004), à la Hochschule de Hannovre (2004)., à Bremen ( 2005) etc...

Il a également suivi le stage d’informatique musicale à l’IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique Musique, à Paris) avant d’y réaliser d’importants travaux sur la “synthèse sonore”, puis d’y organiser diverses master-classes pour les jeunes compositeurs en résidence/cursus. L’objectif de ses travaux fut d’élaborer, avec les outils dont dispose cet Institut, une nouvelle lutherie, numérique,  en accord avec son temps, mais aussi - et surtout - en harmonie et continuité d’avec la lutherie traditionnelle, part artisanale de l’orchestre ; ainsi cette “lutherie numérique” tente de rejoindre la même perfection et éxigence à laquelle répond l’instrumentarium de notre tradition orchestrale séculaire. ° * * * * * * *

 

° LIENS: 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Sch%C5%93ller

http://brahms.ircam.fr/philippe-schoeller#works_by_genre 

http://archive.is/hs2rN

Prix et nominations     

- Compositeur choisit  par ARTE, La radio allemande ZDF,  le Ministère de la Défense,  La sacem, La Salle Pleyel , l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, et l’’Ircam, afin de  réaliser la nouvelle partition du chef d'oeuvre “J’Accuse”,  du réalisateur français ’Abel Gance, d’une durée de 2heures 54min,  ( 1919 ) , dans le cadre prestigieux des l commémorations du  centenaire 1914-2014 de la Première Guerre Mondiale. Création salle Pleyel, Paris, le 11 novembre 2014.     

- Césars 2012 : nomination au César de la meilleure musique pour L'Exercice de l'État    

- Concours International de composition Henri Dutilleux, Tours 1990, lauréat.    

- Concours International de composition Antidogma, Turin 1995, lauréat.    

- Prix SACEMde la meilleure création contemporaine instrumentale, 2009, Paris.    

- « Coup de coeur » Académie du disque Charles Cros, pour “Voix intérieures “ ; cycle de musique de chambre. Ensemble Alternance. 2004-2005    

- « Coup de coeur » Académie du disque Charles Cros, pour The Eyes of The Wind, Cello Concerto             Orchestre Philharmonique de Radio-France, Cello : Jean-Guihen Queyras, direction Alexander Briger, 20082.  

Orchestres et ensembles avec lesquels Philippe Schoeller a créé diverses oeuvres: Orchestre du SWR Stuttgart Orchestre Philharmonique de Birmingham Orchestre du SWR Freiburg/Baden-Baden Orchestre du Hessischer Rundfunk Frankfurt Orchestre der BeethovenHalle de Bonn Orchestre Philharmonique du Luxembourg Orchestre National de France (Paris) Orchestre Philharmonique de Radio-France (Paris) Beethoven Akadémie (Bruxelles) Orchestre National de Lyon Orcheste National de Montpellier Orchestre Philharmonique des Pays de Loire (Nantes) Orchestre National de Strasbourg Orchestre Lyrique Région Avignon Provence... Ensemble Modern (Frankfurt) Ensemble Intercontemporain (Paris)  Collegium Novum ( Zürich) Ensemble Alternance (Paris) Ensemble ZeitKlang (Bruxelles) Quatuor Salagon Ensemble Alter Ego (Rome) Quatuor Gabriel (Paris) Ensemble La Follia ( Strasbourg) Trio Polycordes ( Paris ). Suddeutscherundfunk Chor (Stuttgart), Choeur Accentus (Paris), Jeune Choeur de Paris, Choeur Mikrokosmos (Bourges), Choeur Arsys Bourgogne ( direction Pierre Cao)...

Quelques musiciens avec lesquels Philippe Schoeller a eu le grand plaisir et honneur de travailler:: Jukka-Pekka Saraste, Peter Eötvös, Sakari Oramo, Myung-Whun Chung, Pierre Cao, Marc Soustrot, Marek Janowski, Arturo Tamayo, Pierre-André Valade, Andrey Boyreko, Laurence Equilbey, David Robertson, Julia Jones, Pascal Rophé, Ruppert Huber, Stephan Asbury, Loïc Pierre, Anne Manson , François-Xavier Bilger, Jacques Pezzi.... Barbara Hannigan, Pierre-Laurent Aimard, Pascal Gallois, Jean-Guihen Queyras, Alexandre Tharaud, Silke Avenhauss, Antje Weithaas, Pierre-Olivier Queyras, Sarah O’Brien, Garth Knox, Fabrice Pierre, Irvine Arditti, Irina Kataeva, Florent Boffard, Veronique Ghesquières, Daniel Ciampolini, Michel Cerutti, Georges Guillard, Nicholas Isherwood, Maryvone Le Dizes, Chistophe Desjardins, Alain Franco, Christian Petrescu ...   

Filmographie en tant que compositeur      

2008 : Versailles de Pierre Schoeller     

2011 : L'Exercice de l'État de Pierre Schoeller     

2013 : Les Anonymes de Pierre Schoeller, téléfilm Commande de Canal Plus, 120 minutes, musique composée et dirigée par Philippe Schoeller]

Tôn-Thât Tiet

 

Tôn Thât Tiêt est né en 1933 à Huê (Centre Vietnam). Après des études secondaires et musicales dans sa ville de naissance, il arrive en France en 1958, il y poursuivra ses études à l’Ecole Normale de Musique puis au Conservatoire de Paris auprès de Jean Rivier et André Jolivet.

Sa musique est le reflet d’une véritable dialectique entre l’écriture occidentale (notamment issue du sérialisme post-webernien) et une force d’inspiration qui puise dans les ressources de la pensée chinoise et hindoue comme le taoïsme, le confucianisme ou encore le bouddhisme.

Il écrit notamment une série de pièces sur les cinq éléments (Métal-Bois-Eau-Feu-Terre, 1982-1990), une série de sept pièces questionnant la relation de l’Homme et l’Univers (les Chu Ky’, 1976-1986) puis une série de pièces inspirées par l’Homme et l’Humanité.

La pièce Kiêm Ài (Amour universel, 1978) pour chœurs et orchestre est sans doute la plus représentative de cette tendance.

Dans les œuvres plus récentes, l’imaginaire de Tôn Thât Tiêt est également impulsée par la poésie chinoise classique (VIIIe siècle de l’ère chrétienne).

Il utilise donc dans certaines de ces pièces, des textes de Li Po (Chants d’Ivresse, 2003) ou encore Poèmes (2004) pour flûte, alto, harpe et ensemble de musique traditionnelle vietnamienne (Ca trù).

Tôn Thât Tiêt glâne aussi dans la poésie de Wang Wei, particulièrement dans Les Sourires de Bouddha (2001), pour chœurs de chambre.

Il s’illustre par ailleurs dans la musique de film (L’Odeur de la Papaye verte (1992), Cyclo (1995), A la Verticale de l’Eté (2000) du réalisateur vietnamien Trân Anh Hùng), la musique de ballet (Parole de Feu (1995) et La Danse du Temps (1999), partitions conçues pour deux pièces de Régine Chopinot, ainsi que l’opéra (L’Arbalète Magique (2007) écrit pour l’ensemble Musicatreize sur un livret de son épouse Tâm Qùy).


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